Psychologue PMA Lyon, un parcours d'assistance médicale à la procréation impose un rythme d'espoirs et de déceptions que peu d'entourages comprennent. L'accompagnement porte sur l'attente, sur le couple mis à l'épreuve, et sur les deuils qui ne sont reconnus par personne.
Trois questions. Ce n'est pas un diagnostic.
Arrivez-vous encore à vous parler ?
Venez-vous tous les deux ?
Qu'est-ce qui domine ?
Un travail à deux est adapté : la thérapie de couple ne cherche pas un coupable, elle regarde ce qui se rejoue entre vous. Voir la page thérapie de couple Lyon.
Un suivi individuel semble à commencer en premier — le travail à deux pourra venir ensuite. Voir la page psy Lyon.
Une consultation réunissant plusieurs membres de la famille semble plus indiquée. Voir la page psychologue famille Lyon.
Ceci n'est pas un diagnostic. Le cadre se décide à la première séance.
En bref
Un parcours de procréation médicalement assistée impose un rythme que personne ne choisit : des cycles rythmés par les examens, une alternance d'espoir et de déception à date fixe, et une vie intime réorganisée par le calendrier médical. Cette temporalité use autant que les traitements.
Chaque tentative recommence le même cycle : préparation, attente, résultat. Deux semaines d'espoir suspendu, puis une réponse binaire. Répété sur des années, ce rythme épuise plus que les traitements eux-mêmes.
Beaucoup de personnes décrivent une vie mise entre parenthèses, où rien ne se décide au-delà du prochain rendez-vous.
L'un porte les traitements, l'autre assiste. Les rythmes de deuil diffèrent, les mots manquent, et la sexualité devient une fonction. C'est un des motifs les plus fréquents de consultation à deux pendant un parcours.
Les grossesses des autres, les questions bien intentionnées, les conseils. Beaucoup de couples s'isolent pour se protéger, ce qui les prive du soutien dont ils auraient besoin.
Ces pertes sont souvent minimisées par l'entourage, qui ne sait pas quoi en dire et les traite comme des accidents sans suite. Elles produisent pourtant un deuil, avec ceci de particulier qu'il porte sur quelqu'un que personne d'autre n'a connu, et qui n'a pas de place sociale.
Fréquente, banalisée, souvent traversée seule. « Ça arrive à beaucoup de femmes » est vrai et n'aide personne. Le deuil est réel même quand la grossesse était récente.
Perdre un enfant avant ou peu après la naissance laisse un deuil que l'entourage ne sait pas nommer. Il y a rarement de photos, rarement de cérémonie, et souvent une injonction implicite à passer à autre chose.
C'est la question la moins accompagnée du parcours. Elle se pose souvent bien avant d'être formulée, et rarement au même moment pour les deux membres du couple. La poser à voix haute n'est pas renoncer : c'est reprendre une décision que le protocole avait fini par prendre à leur place.
Après plusieurs échecs, quand le protocole suivant ne suscite plus d'espoir mais qu'arrêter donne le sentiment d'abandonner. Beaucoup de couples continuent faute de pouvoir formuler l'alternative.
Distinguer ce que l'on veut de ce que l'on croit devoir — à soi, à l'autre, à sa famille. La décision se prend rarement d'un coup : elle se prépare.
Le deuil d'un enfant qui n'a pas existé n'a ni rituel ni reconnaissance. Il se travaille comme les autres, à condition d'être nommé.
Un parcours médical qui prend en charge la conception transforme le rapport au corps et à la sexualité. C'est l'un des effets les moins abordés en consultation médicale, et l'un des plus fréquemment rapportés.
Examens, injections, calendriers : le corps devient un objet à surveiller et à optimiser. Cette transformation touche particulièrement les femmes, qui portent l'essentiel des actes, et elle produit une distance avec un corps qu'on ne reconnaît plus comme le sien.
Quand les rapports deviennent une prescription datée, ils cessent d'appartenir au désir. Beaucoup de couples le vivent comme une perte supplémentaire, et n'en parlent ni au médecin ni entre eux, faute de savoir que c'est fréquent.
Préserver des temps qui n'ont rien à voir avec le parcours, décider ensemble de ce qu'on dit à l'entourage, et accepter que les deux membres ne traversent pas les mêmes étapes au même moment. Ce décalage n'est pas un désaccord.
Les questions bien intentionnées, les annonces de grossesse et les conseils non sollicités constituent une charge propre au parcours, distincte du parcours lui-même. S'autoriser à ne pas répondre, à espacer certaines fréquentations ou à confier à une seule personne ce qu'on ne dira pas aux autres n'est pas un repli : c'est une manière de tenir.
Les centres proposent souvent un entretien psychologique, parfois obligatoire dans le parcours. Il répond à une exigence du protocole et se déroule au sein de l'équipe qui vous suit. Un accompagnement extérieur répond à un autre besoin : un espace qui n'appartient pas au dispositif médical, où l'on peut aussi parler du dispositif lui-même.
Ce besoin d'un lieu à part n'enlève rien à la qualité du suivi médical : il répond simplement à autre chose.

Avis publics
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À n'importe quel moment du parcours. Beaucoup consultent après plusieurs échecs, mais commencer plus tôt évite d'arriver épuisé.
Oui, et c'est souvent utile : les deux ne vivent pas la même chose au même rythme.
Oui, ce qui compte pendant les phases de traitement où les déplacements s'accumulent.
Psychologue clinicienne diplômée d'État et psychothérapeute, 41 rue Victor Hugo à Lyon 2e. Elle reçoit en cabinet et en visio.
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