Psychologue personne âgée Lyon, les motifs les plus fréquents sont les deuils qui s'accumulent, la perte d'autonomie et l'entrée en établissement. Le grand âge n'est pas une pathologie : la tristesse qui l'accompagne n'a rien d'inévitable et se travaille comme à tout autre moment de la vie.
Trois questions. Ce n'est pas un diagnostic.
D'où ça part ?
Qu'est-ce qui gêne le plus au quotidien ?
Que cherchez-vous ?
L'EMDR est pensée pour les souvenirs qui restent actifs : le retraitement vise l'événement lui-même.
Les thérapies cognitivo-comportementales travaillent sur ce qui se répète, avec des exercices entre les séances.
Une psychothérapie au long cours convient mieux à ce type de demande. Voir la page psychothérapie Lyon.
Ceci n'est pas un diagnostic. Les approches se combinent souvent.
En bref
On consulte rarement de sa propre initiative à cet âge : la demande vient souvent des enfants. Pour situer ce type d'accompagnement, la page psy Lyon présente les différentes consultations.
Perdre un conjoint, des amis, une fratrie, en quelques années. Chaque deuil arrive avant que le précédent soit fait, et l'entourage finit par considérer que c'est normal — ce qui isole encore davantage.
Un deuil qui ne se dénoue pas au bout de plusieurs mois n'est pas une fatalité liée à l'âge.
Renoncer à conduire, à son logement, à des gestes quotidiens. Ce ne sont pas des pertes pratiques, ce sont des pertes d'identité : on ne perd pas une voiture, on perd le fait de pouvoir décider où l'on va.
Elle se décide souvent dans l'urgence, après une chute ou une hospitalisation. Le temps d'y consentir manque, et la culpabilité des enfants complique encore les choses. Un accompagnement, y compris familial, aide à ce que la décision soit dite plutôt que subie.
La demande vient rarement de la personne concernée, ce qui change la manière d'entrer en relation.
C'est le cas le plus fréquent. La première question est de savoir si la personne concernée est d'accord : un suivi imposé ne tient pas, à cet âge comme aux autres.
Une séance avec les proches seuls est parfois le meilleur point de départ.
Quand l'entourage parle à la place, la personne cesse d'être interlocutrice. Une partie du travail consiste à lui rendre la parole, même quand elle est plus lente à venir.
Elle accompagne presque toujours les décisions difficiles — l'entrée en établissement, la limitation des visites. Elle se travaille, et cela soulage souvent aussi le parent.
Les deux se confondent facilement, et l'erreur n'est pas rare. Une dépression du sujet âgé peut se présenter d'abord par des oublis et une lenteur, ce qui oriente à tort vers une piste neurologique.
Quelques différences aident à s'orienter, sans jamais suffire à trancher. Une personne déprimée se plaint volontiers de sa mémoire et s'en inquiète ; une personne qui débute une maladie neurodégénérative minimise souvent ses oublis, ou ne les remarque pas. L'installation compte aussi : une dépression s'installe en semaines, un trouble neurodégénératif en années.
Parce qu'une dépression se traite, et qu'à tout âge. La laisser passer pour un vieillissement normal ou pour un début de démence prive d'un accompagnement efficace quelqu'un qui en tirerait un bénéfice réel. C'est l'une des raisons pour lesquelles un bilan et un avis médical valent mieux qu'une conclusion familiale.
Une évaluation neuropsychologique mesure la mémoire, l'attention et les fonctions exécutives, et compare le profil obtenu à une population du même âge. Elle ne pose pas de diagnostic — c'est le médecin qui tranche — mais elle fournit les éléments qui permettent de le poser.
La perte des liens joue sur les deux tableaux : elle entretient l'humeur basse et elle prive le cerveau des sollicitations qui l'entretiennent. Les déménagements, les deuils successifs et la perte du permis de conduire produisent souvent cet isolement sans que personne l'ait décidé.
C'est aussi le levier le plus accessible : retrouver une régularité de contacts change des choses mesurables, indépendamment de ce que le bilan finira par montrer.
Entrer en EHPAD ou en résidence ne suppose pas de renoncer à un suivi extérieur, et cette possibilité est souvent ignorée des familles comme des résidents.
Beaucoup d'établissements disposent d'un psychologue salarié, dont le temps est partagé entre l'ensemble des résidents, les familles et les équipes. C'est précieux, mais cela ne permet pas toujours un suivi régulier et individuel.
Un suivi extérieur, en visio depuis la chambre ou lors d'une sortie, répond à un autre besoin : un espace qui n'appartient pas à l'institution, où l'on peut aussi parler de l'institution elle-même.
C'est la difficulté pratique principale. Une chambre partagée, une porte qui s'ouvre sans frapper, un couloir passant : rien de tout cela ne permet une séance. Le point se règle avec l'équipe avant de commencer, et il vaut mieux l'aborder franchement que d'espérer que l'heure sera calme.
Vieillir ne rend pas triste, et la souffrance psychique du grand âge n'est pas une fatalité. Ce que l'âge déplace, ce sont les appuis sur lesquels on tenait — et c'est cela qui se travaille.
L'horizon se raccourcit, ce qui modifie la valeur de ce qu'on fait. Certaines personnes y gagnent une liberté nouvelle, d'autres s'y trouvent paralysées par le sentiment qu'il est trop tard pour quoi que ce soit.
Ce n'est pas un constat objectif, c'est une position à interroger : elle s'installe souvent bien avant que les capacités réelles ne diminuent.
La retraite, le départ des enfants, le décès du conjoint retirent successivement des rôles qui structuraient les journées. Ce qui manque n'est pas l'occupation, c'est d'être attendu quelque part par quelqu'un.
Beaucoup de demandes qui se présentent comme de l'ennui relèvent en réalité de cette question-là.
L'infantilisation est constante et rarement malveillante : on parle plus fort, on s'adresse à l'accompagnant plutôt qu'à la personne, on décide pour son bien. Elle produit un retrait qu'on interprète ensuite comme un déclin, alors qu'il s'agit d'une réaction parfaitement sensée.
Un accompagnement au grand âge ne consiste pas à préparer une fin. Il porte sur des questions vives, souvent restées sans interlocuteur pendant des années.
Reprendre son histoire, y compris ce qui n'a jamais été dit, produit des effets réels sur l'humeur et sur le sentiment de continuité. Ce n'est pas de la nostalgie : c'est un travail d'assemblage, qui rend une existence lisible pour celui qui l'a vécue.
Un conflit familial ancien, une brouille avec un enfant, un secret gardé longtemps. L'âge rend ces questions plus urgentes et plus difficiles à aborder seul. Certaines se résolvent, d'autres se déposent simplement — et le fait de les avoir dites change déjà quelque chose.
La peur de devenir un poids, la lassitude, parfois le souhait que cela finisse. Ces pensées se taisent devant les enfants, pour les protéger, et pèsent d'autant plus. Un espace extérieur à la famille permet de les formuler sans conséquence pour personne, et c'est souvent la principale utilité du suivi.
Les proches sont souvent à l'origine de la demande, et rarement accompagnés eux-mêmes. Quelques repères évitent les impasses les plus courantes.
Une consultation décidée par les enfants et subie par le parent ne produit rien. Ce qui fonctionne mieux : présenter la démarche comme un temps pour soi, laisser la personne choisir le moment, et accepter un refus initial sans en faire un conflit — beaucoup de refus deviennent des acceptations quelques mois plus tard.
En consultation comme chez le médecin, la tentation de compléter, corriger ou résumer est constante. Elle confirme à la personne qu'elle n'est plus tout à fait interlocutrice. Se taire quelques minutes, même quand c'est long, est souvent l'aide la plus utile qu'un proche puisse apporter.

Avis publics
4,4/5 sur 83 avis Google. Ces retours sont publiés par les patients de leur propre initiative : aucun témoignage n'est sollicité, et le secret professionnel interdit d'en citer un seul nommément. Ils sont consultables librement sur la fiche Google du cabinet.
Oui. La visioconférence est souvent la solution la plus praticable quand le déplacement demande un accompagnement ou fatigue plus que la séance elle-même. Elle suppose seulement une connexion correcte et un endroit où parler sans être entendu, ce qui n'est pas toujours acquis en établissement.
Oui, quand c'est utile — notamment autour d'une entrée en établissement, où la décision concerne toute la famille. Le principe reste que la personne âgée est celle qui consulte : les proches viennent en soutien, ils ne parlent pas à sa place et n'entendent pas ce qu'elle dit en leur absence.
Non. Elle est fréquente, ce qui n'est pas la même chose. Elle est aussi souvent prise pour de la fatigue, du caractère ou un début de troubles de la mémoire, ce qui retarde l'accompagnement. Elle se traite comme à tout autre âge, et le fait d'avoir quatre-vingts ans ne change pas ce constat.
C'est souvent utile. Certaines difficultés qui ressemblent à une souffrance psychique ont une cause médicale ou tiennent aux traitements en cours : un avis médical permet d'écarter ces pistes. Les deux démarches se mènent en parallèle, l'une n'attend pas l'autre.
Psychologue clinicienne diplômée d'État et psychothérapeute, 41 rue Victor Hugo à Lyon 2e. Elle reçoit en cabinet et en visio.
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